Les joies du covoiturage

Tous les matins et tous les soirs, Iris, Juliette et leurs trois compagnons de route, Laura, Hervé et Marie-Claire font du covoiturage pour se rendre au travail (1h30 par jour)
Le covoiturage, c’est bien me direz-vous, ça permet de réduire les émissions de gaz. Mais les compagnons de voyage n’en ont rien à faire, l’essentiel est que ça coûte moins cher et c’est bien la seule raison qui les fait monter en voiture ensemble !
Le covoiturage est un état d’esprit qu’il faut maîtriser parce qu’il est plein de subtilités…
Premièrement et c’est certainement le sujet le plus houleux (entendez par là le sujet à évoquer avec beaucoup de subtilité voire de métaphore) : Le fric
Si chacun à une voiture, la question de l’argent ne se pose pas car est mis en place un système de roulement sans maniement d’espèces. Encore que si on veut chipoter, on peut prendre en compte le fait que la voiture est, soit une essence ou une diesel, et que du coup ça coûte plus cher à certains et moins cher à d’autres, ce qui nous amène au paroxysme du ridicule…
Mais les problèmes commencent vraiment à prendre de l’ampleur quand certains ont une voiture et d’autres non. En effet, quand on parle argent, il y a forcément des conflits d’intérêts. Tout d’abord, il faut fixer le prix du trajet, tâche qu’il faut vraiment justifier au centime près. Ensuite, vous risquez la polémique par rapport à ce que ce « forfait hebdomadaire » comprend : Je m’explique. Le péage, c’est bon, il n’y a pas à discuter. Le carburant, ça devient déjà plus difficile (voir ci-dessus) mais alors tout explose lorsque vous décider d’impacter le coût de l’usure de votre voiture dans ce « forfait hebdomadaire ».
Ce qui m’amène à vous parler du second sujet : Les relations entre les camarades de trajet. En effet, c’est relativement facile pour les compagnons qui possèdent une voiture d’imposer un « forfait hebdomadaire » parce qu’ils ont un moyen de pression : Celui qui n’est pas content prend le train (qui est beaucoup plus cher, cela dit en passant). Mais cette situation n’est pas vraiment pour plaire aux compagnons sans voiture qui se sentent en position d’infériorité et qui n’en ratent, du coup, pas une pour vous faire remarquer ci ou ça. Ainsi l’atmosphère, ou autrement dit le climat que l’on rencontre en covoiturage est hostile à la base ! Pour peu qui vous n’ayez pas vraiment d’affinités avec vos compagnons et là c’est la catastrophe assurée.
Mais rassurez-vous, l’avantage du covoiturage, c’est qu’on s’en souvient toute sa vie…Après coup ça laisse des souvenirs et puis si vous avez un compagnon qui partage votre opinion, vous pouvez former un clan à part et vous en prendre aux autres pour décompresser. S’il est difficile de parler par manque de confidentialité, vous pouvez toujours chercher à vous amuser pendant le trajet, soit en chantant dans votre étui à lunettes (Queen par exemple) ou bien en faisant coucou aux automobilistes (beaux de préférence) qui vous doublent sur l’autoroute. Peut être même qu’avec un peu de chance ça détendra l’atmosphère générale, au risque que les autres vous prennent pour des fous !